Catégorie : Organisations

Brevets (USA) : lignes directrices de l’USPTO sur la qualité d’inventeur pour les inventions assistées par l’intelligence artificielle

Le 12 février 2024, l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) a publié des lignes directrices sur la brevetabilité des inventions développées avec l’aide de l’intelligence artificielle (IA). Selon ces lignes directrices, pour qu’une invention assistée par l’IA soit brevetable, un être humain doit avoir apporté une « contribution significative » à l’invention. L’analyse de la qualité d’inventeur se concentre sur les contributions humaines, car les brevets visent à encourager et récompenser l’ingéniosité humaine. Les demandes de brevet doivent désigner la personne physique qui a apporté une contribution significative comme inventeur ou co-inventeur. Par conséquent, les demandes de brevet portant sur des inventions assistées par l’IA doivent désigner la personne physique qui a apporté une contribution significative comme inventeur ou co-inventeur. L’USPTO entérine ainsi sa décision de juillet 2020, par laquelle il a rejeté deux demandes de brevet déposées par Stephen Thaler portant sur deux inventions générées par son système d’IA DABUS.

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Adoption de l’IA act

Le Parlement européen a franchi une étape significative en adoptant à une large majorité (523 pour, 46 contre, 49 abstentions) le règlement sur l’intelligence artificielle (IA), également connu sous le nom d’“IA Act”. Cette législation, qui vise à encadrer le développement de l’IA dans l’Union européenne, est considérée comme une première mondiale. Les mesures clés de l’IA Act : L’UE mettra en place des “bacs à sable” réglementaires pour permettre aux entreprises de tester leurs technologies sans être soumises à l’ensemble de la législation. Cette approche favorisera le développement européen de l’IA face à la concurrence américaine et chinoise. Les obligations des entreprises augmenteront à mesure que la technologie représente une menace pour les droits fondamentaux. Certaines technologies seront interdites, telle que la reconnaissance biométrique en temps réel, la notation sociale ou la reconnaissance des émotions sur le lieu de travail et dans les établissements scolaires. Les systèmes d’IA “à haut risque” devront garantir qu’une intervention humaine est toujours possible pour éviter les dérives permises par l’automatisation. Adoption du règlement européen sur l’intelligence artificielle (IA Act) Actualités Droit du numérique

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Les priorités de contrôle de la CNIL pour 2024

Les priorités de contrôle de la CNIL pour 2024 En 2024, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) a défini des thématiques prioritaires pour ses contrôles. Ces thématiques sont :  Données des mineurs collectées en ligne : Avec l’essor des réseaux sociaux, des sites de rencontres et des plateformes de jeux en ligne, les mineurs sont exposés à une collecte massive d’informations sur leur identité, leurs préférences et leurs habitudes de vie. La CNIL vérifiera si des mécanismes de contrôle d’âge sont mis en place sur les applications et sites fréquentés par les enfants et adolescents, et si le principe de minimisation des données est respecté. Collecte de données dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques : En vue de cet événement international majeur, la CNIL examinera les dispositifs de sécurité déployés, tels que les codes QR pour les zones à accès restreint, les habilitations d’accès et l’utilisation de caméras augmentées. Elle s’intéressera également à la collecte de données opérée dans le cadre des services de billetterie, compte tenu du nombre élevé de personnes concernées et des partenaires de l’événement qui pourraient recevoir ces données. Tickets de caisse dématérialisés et programmes de fidélité : La CNIL surveillera la collecte de données liée aux tickets de caisse dématérialisés et aux programmes de fidélité. Elle examinera les informations communiquées, les destinataires des données et les mesures de sécurité mises en place. Droit d’accès des personnes : La CNIL veillera à ce que les droits d’accès des personnes concernées soient respectés par les responsables des traitements. 

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La CNIL publie ses premières recommandations sur l’IA

Les recommandations de la CNIL sur l’application du RGPD au développement des systèmes d’IA La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publié ses premières recommandations concernant l’application du Règlement général sur la protection des données (RGPD) au développement des systèmes d’intelligence artificielle (IA). Ces recommandations visent à aider les professionnels à concilier innovation et respect des droits des personnes. Parmi les recommandations, la CNIL invite les entreprises à : – Déterminer le régime juridique applicable : il est crucial de comprendre comment le RGPD s’applique aux systèmes d’IA, notamment en ce qui concerne la collecte et le traitement des données personnelles. – Définir une finalité : les concepteurs et développeurs d’IA doivent clairement définir l’objectif de leur système, en tenant compte des droits et libertés des individus. – Qualifier juridiquement les acteurs : il est important d’identifier les responsabilités et les rôles des différents acteurs impliqués dans le développement et l’utilisation des systèmes d’IA. – Définir une base légale : les traitements de données personnelles effectués par les systèmes d’IA doivent reposer sur une base légale spécifique prévue par le RGPD. Ces recommandations s’appliquent à la phase de développement des systèmes d’IA et visent à garantir la conformité avec le RGPD. Document à retrouver sur le site de la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/developpement-des-systemes-dia-les-recommandations-de-la- cnil-pour-respecter-le-rgpd

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La directive NIS 2

Publiée au Journal Officiel de l’Union européenne en décembre 2022, la directive NIS 2 (Network and Information Security) vise à accroître la résilience de l’Europe face aux menaces cyber actuelles et futures. Découvrez les principaux apports de cette directive et les obligations pour les entreprises. Les apports de la directive NIS 2 La directive NIS 2 marque un tournant en matière de cybersécurité. Pour faire face à des acteurs malveillants toujours plus performants, elle étend ses objectifs et son champ d’application afin d’offrir une protection accrue. La directive NIS 2 encourage les États membres à renforcer leur collaboration en matière de gestion de crise cyber. Elle officialise notamment le réseau CyCLONe (Cyber Crisis Liaison Organisation Network), qui réunit l’ANSSI et ses homologues européens. La directive NIS 2 introduit de nouvelles exigences dans quatre domaines clés pour les entreprises : gestion de la cybersécurité, la déclaration aux autorités, la gestion des risques et la continuité des activités. Les principales obligations pour les entreprises Les entreprises doivent mettre en place des mesures de sécurité pour protéger leurs systèmes et réseaux contre les cyberattaques. Elles doivent également identifier et évaluer les risques liés à la sécurité de l’information et mettre en œuvre des mesures appropriées pour les atténuer. En cas d’incident de sécurité majeur, les entreprises doivent signaler l’incident aux autorités compétentes dans un délai spécifié. Les entreprises doivent élaborer et mettre en œuvre des politiques de gestion des risques liés à la cybersécurité. Elles doivent surveiller en permanence les menaces et les vulnérabilités et prendre des mesures pour les contrer. Les entreprises doivent garantir la continuité de leurs activités en cas d’incident de sécurité. Elles doivent élaborer des plans de continuité des activités et des plans de reprise après sinistre. Les entreprises doivent coopérer avec les autorités nationales de cybersécurité et d’autres entités concernées pour renforcer la sécurité de l’information à l’échelle de l’UE. Autres changements La directive NIS 2 met fin à la classification des Opérateurs de Services Essentiels (OSE) et des Fournisseurs de Services Numériques (FSN). Elle introduit plutôt des régimes distincts pour les entités essentielles et les entités importantes. La directive NIS 2 s’applique à un plus grand nombre de secteurs, notamment les fournisseurs de services gérés (services externalisés), les plateformes de médias sociaux, les gestionnaires de déchets, les fabricants de dispositifs médicaux, les services postaux, l’industrie alimentaire, le secteur spatial (lanceurs de fusées, pas de stockage), la distribution chimique et les services d’administration publique. La directive NIS 2 instaure une responsabilité des organes de direction des entités concernées. Les dirigeants devront veiller à la mise en œuvre des mesures de cybersécurité et à la gestion des risques. En cas de non-conformité, les amendes peuvent être significatives : Pour les entités essentielles, elles peuvent atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, selon le montant le plus élevé. Pour les entités importantes, les amendes peuvent aller jusqu’à 7 millions d’euros ou 1,4 % du chiffre d’affaires annuel mondial. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) sera le régulateur chargé de mettre en œuvre des contrôles et de prononcer des sanctions.

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La responsabilité numérique des entreprises

Qu’est ce que la responsabilité numérique des entreprises? La responsabilité numérique des entreprises s’inscrit dans une démarche qui incitent les organisations à intégrer dans leur politique RSE les impacts générés par leurs activités numériques. La responsabilité numérique des entreprises s’articule autour de trois catégories d’ enjeux liés à l’utilisation du numérique dans leurs activités : Enjeux des données : Enjeux environnementaux : Le numérique a un impact environnemental non négligeable. La collecte, le traitement et le stockage de volumes de plus en plus massifs de données génèrent : Les entreprises doivent adopter des pratiques permettant de réduire leur empreinte carbone et promouvoir des technologies plus économes en énergie. Enjeux sociaux : L’organisation du travail est transformée par le numérique. De nouvelles formes de précarité et de pénibilité au travail sont apparues avec le développement des activités numériques. Pour atténuer ces effets systémiques, les entreprises doivent mettre enplace des actions concrètes afin de garantir des conditions de travail équitable, favoriser le dialogue social et protéger les droits des travailleurs. Enjeux spécifiques soulevés par l’intelligence artificielle : les discriminations numériques La discrimination numérique est un phénomène qui se manifeste lorsque des biais discriminatoires sont présents dans les outils numériques, tels que les algorithmes et l’intelligence artificielle (IA). Les biais dans les algorithmes : les algorithmes, même s’ils semblent neutres, peuvent contenir des biais. Ces biais proviennent souvent des données utilisées pour les entraîner. Si ces données sont elles-mêmes discriminatoires, les algorithmes risquent de reproduire ces discriminations. Par exemple, des critères apparemment neutres peuvent, lorsqu’ils sont combinés, entraîner des effets discriminatoires. Invisibilité des biais : les biais dans les algorithmes sont souvent difficiles à détecter individuellement. Même les systèmes d’IA complexes peuvent générer des effets discriminatoires sans que cela soit immédiatement visible. Exemples :

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L’innovation durable

Qu’est-ce que l’innovation durable? L’innovation durable est définie comme le processus de développement et de mise en œuvre de nouveaux produits, services, technologies ou modèles d’entreprise ayant un impact positif sur l’environnement, la société et l’économie. Elle vise à trouver de nouvelles solutions pour relever des défis urgents tels que le changement climatique, l’épuisement des ressources, la pollution, les inégalités et la pauvreté. Une innovation peut être qualifiée de durable si elle répond aux critères suivants : Comment la propriété intellectuelle participe à l’innovation durable? La protection de la propriété intellectuelle (PI) est un outil efficace pour assurer :

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Entrée en vigueur du Data act

Entré en vigueur le 11 janvier 2024, le Data Act vise à faciliter l’accès des consommateurs et des entreprises aux données générées par les objets connectés (IoT) et les services associés. Les objectifs poursuivis à travers le Data Act :   Les obligations des fabricants et détenteurs de données Les fabricants et prestataires de services doivent permettre à leurs utilisateurs, qu’ils soient des entreprises ou des particuliers, d’accéder et de réutiliser les données générées par l’utilisation de leurs produits ou services.   Les mesures phares :   Quelles sont les données concernées par le data Act? Le Data Act couvre toutes les données, qu’elles soient personnelles ou non personnelles, détenues par une entité privée et accessibles et utilisées en fonction d’un contrat entre entreprises. Le Data Act concerne donc les :   Application du Data Act : Le data act sera applicable à compter du 12 septembre 2025 A noter : l’article 35 de la proposition du Data Act stipule que la protection du droit sui generis des bases de données ne s’applique pas aux bases de données contenant des données provenant de l’utilisation d’appareils connectés à l’Internet des objets (IoT) lien vers l’article sur les bases de données

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Le Data Governance Act (DGA)

Le DGA est un règlement européen qui vise à réguler la réutilisation des données publiques protégées en encourageant le partage de données par le biais de nouveaux intermédiaires de données et en favorisant la donnée altruiste. Il est entré en vigueur le 23 juin 2022 et est applicable depuis septembre 2022. Les points clés du Règlement : Réutilisation de certaines catégories de données détenues par les organismes du secteur public Le DGA complète la directive sur les données ouvertes (open data) en régulant la réutilisation des informations détenues par le secteur public. Le secteur public détient d’importantes quantités de données protégées (telles que les données personnelles et confidentielles) qui ne peuvent pas être réutilisées en tant que données ouvertes. Le DGA prévoit des règles et des garanties pour faciliter cette réutilisation chaque fois que cela est possible en vertu d’autres législations européennes ou nationales. Les États membres devront mettre en place des mesures permettant de garantir la confidentialité des données lors de leur réutilisation. Cela peut se traduire par des solutions techniques telles que l’anonymisation, la pseudonymisation ou l’accès aux données dans des environnements de traitement sécurisés supervisés par le secteur public. Intermédiaires de données : Le DGA consacre l’activité d’intermédiation de données qui sera gérée par de nouveaux acteurs, les intermédiaires de données. Leur rôle sera de faciliter le partage de données entre différentes parties en créant un environnement de confiance pour la réutilisation des données. Données altruistes : Le DGA encourage la réutilisation de données à des fins altruistes. Cela signifie que les entreprises et les individus peuvent partager des données pour des raisons d’intérêt général sans but lucratif. Cette approche favorise l’innovation, la recherche et le développement de produits et de services bénéfiques pour la société.

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Sanction de la commune de Kourou

La ville de Kourou sanctionnée par la CNIL  En avril 2022, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL)  a mis en demeure 22 communes pour leur rappeler leur obligation de désigner un Délégué à la Protection des Données Personnelles. La ville de Kourou qui figurait parmi la liste des destinataires n’a pas tenu compte de cette piqure de rappel. C’est pourquoi, en décembre 2023, la CNIL notifie à la ville une sanction motivée par plusieurs manquements dont notamment :  En conséquence, la CNIL a infligé une amende de 5 000 euros  à la ville de Kourou et lui a enjoint de désigner un DPO dans le délai de deux mois avec une astreinte de 150 euros par jour de retard. 

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