Catégorie : Organisations

LA DIRECTIVE OMNIBUS (UE) 2019/2161

📘 Présentation générale La directive (UE) 2019/2161, dite « directive Omnibus », adoptée le 27 novembre 2019, a pour objectif de renforcer les droits des consommateurs dans l’environnement numérique. Elle modifie plusieurs directives existantes pour adapter le droit de la consommation aux nouveaux usages liés aux plateformes, aux données personnelles, aux avis en ligne et aux pratiques commerciales dématérialisées. 📅 Entrée en vigueur : 7 janvier 2020📅 Transposition en droit français : ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021, décret n° 2022-424 du 25 mars 2022 ⚖️ Textes européens modifiés par la directive Omnibus 🧾 Les principales mesures de la directive Omnibus 1. Encadrement des réductions de prix (art. 6 bis Dir. 98/6/CE) Toute annonce de réduction doit indiquer le prix antérieur le plus bas pratiqué au cours des 30 derniers jours ➡️ Transposition : article L.112-1-1 du Code de la consommation❌ Objectif : lutter contre les « faux rabais » et les pratiques commerciales trompeuses 2. Encadrement des avis en ligne (art. 7, Dir. 2005/29/CE) Les professionnels doivent indiquer : ➡️ Transposition : article L.121-3 du Code de la consommation 3. Obligations renforcées pour les marketplaces (art. 6 bis Dir. 2011/83/UE) Obligation d’indiquer : ➡️ Transposition : articles L.111-7 et L.221-5 du Code de la consommation 4. Extension de la protection aux services numériques sans paiement monétaire Application du droit de la consommation aux contrats portant sur des services numériques « gratuits » contre remise de données personnelles (ex : applications, comptes utilisateurs) Article L.221-1, II du Code de la consommation : « Le présent chapitre s’applique également aux contrats portant sur la fourniture d’un contenu numérique ou d’un service numérique au consommateur, lorsque celui-ci fournit ou s’engage à fournir des données à caractère personnel au professionnel, sauf si ces données sont exclusivement traitées par le professionnel pour fournir le contenu ou service demandé […]. » ⚠️ Exceptions : 5. Sanctions renforcées Introduction d’amendes dissuasives harmonisées dans l’UE ➡️ En France : 🔍 Objectifs principaux de la directive 📚 Références utiles 📌 À retenir : La directive Omnibus renforce l’arsenal juridique pour encadrer les pratiques numériques déloyales et mieux informer le consommateur à l’ère des plateformes. Elle impose aux professionnels une vigilance accrue sur la présentation des offres, les avis, les remises et les conditions de contractualisation en ligne.

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LES PRATIQUES COMMERCIALES RÉGLEMENTÉES

📘 Définition Les pratiques commerciales réglementées désignent des techniques de vente ou de promotion autorisées par la loi mais soumises à un encadrement juridique strict, en raison des risques accrus de déséquilibre ou de tromperie pour le consommateur. Ces pratiques nécessitent le respect d’obligations particulières en matière d’information, de transparence, de loyauté et de modalités d’exécution, sous peine de nullité du contrat, de sanctions administratives, voire de poursuites pénales. 🧾 Typologie des principales pratiques commerciales réglementées 1. Les ventes avec primes (article L.121-35 du Code de la consommation) Offre conditionnant l’acquisition d’un bien ou d’un service à la remise d’un avantage (produit ou service offert). ✅ Conditions de licéité : 2. La vente à distance (articles L.221-1 à L.221-29 du Code de la consommation) Contrats conclus sans présence physique simultanée entre le professionnel et le consommateur, via un moyen de communication à distance (internet, téléphone, courrier). ✅ Encadrement spécifique : 3. Le démarchage téléphonique (articles L.223-1 et suivants) Sollicitation du consommateur à des fins commerciales par voie téléphonique, sans demande préalable de sa part. ✅ Règles impératives : 4. Les opérations de soldes (articles L.310-3 à L.310-6 du Code de commerce) Ventes accompagnées d’une réduction de prix, organisées pendant deux périodes définies par arrêté ministériel. ✅ Conditions légales : 5. Les réductions de prix hors soldes (article L.112-1-1 du Code de la consommation) Toute annonce de réduction de prix doit être fondée sur un prix antérieur effectivement pratiqué. ✅ Depuis la transposition de la directive Omnibus : 6. Les jeux-concours et loteries publicitaires Opérations commerciales consistant à promettre un gain par tirage au sort, compétition ou hasard. ✅ Conditions de validité : ❗ Sanctions applicables en cas de manquement 📚 Références juridiques 🔍 Conseil pratique : Avant toute opération commerciale, assurez-vous de la conformité de vos supports et dispositifs aux textes en vigueur. En cas de doute, un audit juridique peut vous éviter des sanctions importantes et protéger votre image de marque.

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Les marketplaces : statut, obligations et responsabilités

Définition d’une marketplace Une marketplace est une plateforme en ligne qui permet à des vendeurs tiers de proposer leurs biens ou services à des consommateurs.Elle peut être un simple intermédiaire (mise en relation) ou vendeur direct (vente en son nom propre). 📚 Références : Statut juridique des marketplaces Type de rôle Conséquence juridique Intermédiaire (hébergeur) Règles de responsabilité limitée (DSA, art. 6) Vendeur direct Application du droit de la consommation (rétractation, garantie, etc.) 🔎 Point clé : si la plateforme dissimule l’identité du vendeur tiers ou induit en erreur sur son rôle, elle peut être requalifiée en vendeur professionnel. Obligations envers le consommateur 1. Obligation de transparence et de loyauté (art. L.111-7 et L.221-5 C. consommation) 📌 Non-respect = pratique commerciale trompeuse → sanctions civiles et administratives 2. Obligations renforcées avec le DSA Depuis février 2024, les marketplaces très utilisées (VLOP) ont des obligations accrues : 💡 Exemples : Amazon, AliExpress, Rakuten, Vinted, Etsy. Responsabilité de la marketplace vis-à-vis des consommateurs Situation Responsabilité Erreur du vendeur tiers Responsabilité contractuelle du vendeur, sauf si la plateforme agit comme professionnel Délai de rétractation non respecté Si plateforme assimilée à vendeur → responsabilité directe Produit dangereux ou contrefait Responsabilité possible si la plateforme connaissait le contenu illicite et n’a pas agi promptement Dark patterns Responsabilité propre pour pratiques trompeuses (art. L.121-2 et DSA art. 25) Exemple : CJUE Amazon EU (C-649/17) → Amazon est responsable comme vendeur s’il gère l’ensemble du processus (présentation, paiement, expédition). Responsabilité envers les vendeurs tiers 1. Encadrement du contrat de prestation 📚Règlement P2B (UE) 2019/1150 2. Responsabilité contractuelle Exemples d’infractions constatées par la DGCCRF Infraction Sanctions Absence de traçabilité des vendeurs Amendes jusqu’à 300 000 € Absence d’information sur le droit de rétractation Allongement du délai à 12 mois Faux avis clients non modérés Amendes / injonctions administratives Dark patterns (ex : ajout automatique d’assurance) Enquête + Sanction pour pratiques commerciales trompeuses Ressources utiles Vous exploitez une place de marché ou une plateforme de mise en relation ? Cet article expose le cadre ; la page Plateformes numériques et places de marché présente la manière dont j’interviens — qualification du service, conformité, contrats, interface et maîtrise des risques de contentieux.

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TPE/PME : pourquoi vous devez connaître le Règlement P2B

Vous vendez sur une marketplace ? Vous êtes développeur d’applications sur un app store ? Vous dépendez d’une plateforme pour votre visibilité en ligne ? Le règlement européen P2B vous concerne directement. Qu’est-ce que le Règlement P2B ? Le Règlement (UE) 2019/1150 du 20 juin 2019, dit P2B (Platform-to-Business), est entré en vigueur le 12 juillet 2020. Il vise à rééquilibrer les rapports de force entre les plateformes numériques (marketplaces, app stores, moteurs de recherche) et les entreprises utilisatrices (vendeurs tiers, développeurs, prestataires), en imposant des règles de transparence, de loyauté contractuelle et de recours effectifs. 🔗 Source : EUR-Lex – CELEX 32019R1150 ⚖️ Pourquoi c’est important pour votre entreprise ? 1. Vous bénéficiez de droits concrets face aux plateformes Le P2B impose notamment aux plateformes : 🎯 Par exemple : une marketplace ne peut plus supprimer un compte vendeur sans explication et voie de recours. 2. Vous pouvez contester des pratiques abusives ou discriminatoires De nombreuses PME ont été confrontées à : 👉 Le règlement P2B permet de demander la réintégration, d’engager la responsabilité contractuelle de la plateforme, ou de saisir un médiateur professionnel agréé. 🔗 Voir aussi : Étude d’impact de la Commission européenne (2022) sur la mise en œuvre du P2B : https://ec.europa.eu/docsroom/documents/50053 🚨 Le saviez-vous ? 💡 Comment faire valoir vos droits ? ✅ Faites auditer vos conditions de référencement sur les marketplaces ou app stores.  ✅ Activez le système interne de plainte prévu par la plateforme.  ✅ Saisissez un médiateur agréé ou introduisez une action en responsabilité contractuelle si     nécessaire. 

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Les dark patterns

Ces manipulations invisibles qui influencent vos choix en ligne Que sont les dark patterns ? Les dark patterns désignent des interfaces numériques (site, app, plateforme) volontairement conçues pour manipuler ou tromper l’utilisateur.Ces interfaces sont conçues de manière à vous inciter à faire quelque chose que vous n’auriez pas choisi librement : acheter, accepter des cookies, souscrire une option ou fournir des données personnelles. 💡 Concept formalisé en 2010 par Harry Brignull👀 De plus en plus répandus dans les interfaces de e-commerce, plateformes numériques, et réseaux sociaux Exemples de dark patterns 🟠 Consentement forcé : bouton « Tout accepter » très visible, « Refuser » ou « Paramétrer » en petit ou caché 🟡 Options ajoutées automatiquement au panier (assurance, accessoire…) 🔴 Faux compte à rebours ou « derniers exemplaires disponibles » 🟣 Désabonnement complexe : plusieurs étapes, lien caché 🟢 Notifications intrusives, impossibles à refuser sans quitter le site Ce que dit la loi 🇪🇺 Directive 2005/29/CE – Pratiques commerciales déloyales Cette directive s’applique à toute relation commerciale B2C, en ligne ou hors ligne. Elle distingue : ➡️ Les dark patterns peuvent combiner les deux.🔗 Résumé officiel de la directive – EUR-Lex 🇫🇷 Transposition dans le Code de la consommation : 🇪🇺 Autres textes européens : Pourquoi ces interfaces sont encadrées ? Les dark patterns : 💡 L’IA peut aggraver le phénomène : en personnalisant les dark patterns, en adaptant l’interface à votre profil psychologique ou comportemental. Quels sont vos droits ? Que faire si vous constatez ces pratiques ? Pour aller plus loin : ✅ En résumé Le droit protège le consommateur contre les interfaces trompeuses, mais l’efficacité dépend aussi de votre vigilance et de votre capacité à faire valoir vos droits. 🎯 Un bon design vous guide. Un dark pattern vous piège. Exigeons un numérique loyal.

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IA et risques juridiques

Présentation des risques juridiques liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans différents secteurs d’activités et des bonnes pratiques à adopter pour protéger les droits des parties prenantes

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Vers une IA éthique

Vers une IA de confiance  L’IA Act (Règlement Européen sur l’intelligence artificielle) a été définitivement adopté en mai 2024. Ce texte prévoit un ensemble de règles que les fournisseurs de produits dotés de SIA (système d’intelligence artificielle) devront respecter pour pouvoir mettre sur le marché de tels produits.  L’IA Act est l’aboutissement de plusieurs années de discussion au sein des institutions de l’Union Européenne. Il s’appuie en grande partie sur les travaux entrepris par un Groupe d’experts de haut niveau sur l’intelligence artificielle, chargé d’éclairer le législateur européen sur les gardes fous à mettre en place pour soutenir l’innovation en matière d’IA, tout en protégeant les individus des risques potentiels.  Dans un guide publié en 2017, ce groupe d’experts  a posé les fondements d’une IA éthique en proposant des principes directeurs et les conditions de mise en oeuvre de ces principes. Voici les points clés à retenir : Les principes directeurs d’une IA éthique  Les conditions ou exigences à réunir pour parvenir à une IA éthique  Les actions à mettre en oeuvre dans les organisations  sources : https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/regulatory-framework-ai https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/library/ethics-guidelines-trustworthy-ai

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Prospection commerciale : la sociétéHubside.Store sanctionnée par la CNIL

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a récemment infligé une amende de 525 000 euros à la société Hubside.Store pour ses pratiques douteuses concernant les données personnelles de ses clients. Contexte :La société Hubside.Store est spécialisée dans la réparation, le reconditionnement et la revente deproduits électroniques tels que les téléphones portables et les ordinateurs. La société est implantée dans plusieurs pays, dont la France. Les manquements : Sanction :

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Une IA ne peut être inventeur

Une intelligence artificielle ne peut être désignée comme inventeur En 2018, le docteur Stephen Thaler dépose, auprès de l’Office britannique de la propriété intellectuelle, deux demandes de brevet en désignant comme inventeur le système d’intelligence artificielle DABUS « Device for the Autonomous Bootstrapping of Unified Sentience ») qu’il a créé. L’office anglais des brevets rejette les deux demandes au motif qu’une intelligence artificielle ne peut être désignée comme inventeur, cette qualité ne pouvant être attribuée selon le droit des brevets qu’à un humain. En 2020, Stephen Thaler conteste cette décision devant le juge qui donne raison à l’office. En 2021, La cour d’appel suit le même raisonnement et confirme les décisions de l’office et du premier juge. Encouragé par les décisions controversées des l’office des brevets sud africain et de la cour fédérale australienne qui ont admis la possibilité pour une IA d’être désignée comme inventeur, Thaler s’obstine et saisit la cour suprême du Royaume Uni Dans un arrêt du 20 décembre 2023, la Cour suprême juge que « la loi sur les brevets n’autorise qu’une seule interprétation : un inventeur doit être une personne physique.» Qu’en est-il en Europe? Le 21 décembre 2021, la chambre de recours juridique de l’OEB a rendu une décision similaire en précisant « qu’en vertu de la convention sur le brevet européen (CBE), un inventeur désigné dans une demande de brevet doit être un être humain ».  Pour aller plus loin : https://www.epo.org/fr/news-events/news/lintelligence-artificielle-ne-peut-pas-etre-designee-comme-inventeur-dans-une-0#      Ajoutez votre titre ici

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