DROIT DU NUMERIQUE

Le droit du numérique

Qu’est ce que le droit du numérique?

Droit du numérique : conjuguer la transformation digitale et la sécurité juridique 

Le droit du numérique encadre les usages technologiques et la gestion des données dans un environnement digital en constante évolution. Notre cabinet vous accompagne dans la sécurisation de vos projets innovants et la mise en conformité de vos activités en ligne.

Conformité RGPD et protection des données personnelles

Nous réalisons des audits de conformité RGPD et vous conseillons sur la mise en place de politiques de protection des données adaptées à votre activité. Que vous soyez une start-up, une entreprise innovante ou un acteur du secteur public, nous vous aidons à identifier les risques juridiques liés au traitement des données personnelles, à rédiger les documents requis (mentions légales, politique de confidentialité, registre des traitements) et à sécuriser les relations avec vos sous-traitants.

Cybersécurité et obligations légales

Face à la hausse des cyberattaques, nous vous accompagnons à intégrer dans votre stratégie d’entreprise les obligations légales en matière de cybersécurité : mesures préventives, clauses contractuelles, gestion des incidents de sécurité, notification à la CNIL ou aux autorités compétentes, accompagnement au dépôt de plainte en cas de cyberattaque ou d’atteinte à la e-réputation.

Contrats numériques et gestion des relations commerciales

Nous rédigeons et sécurisons vos contrats numériques : conditions générales d’utilisation (CGU), conditions générales de vente (CGV), contrats SaaS, licences logicielles, prestations cloud, et contrats de développement informatique. Nous veillons à la protection de vos actifs immatériels et à la conformité de vos contrats avec les dernières règlementations (RGPD, DSA, IA Act…).

Qu’est-ce que la propriété intellectuelle ?

La propriété intellectuelle regroupe l’ensemble des droits qui permettent aux créateurs de protéger leurs œuvres, inventions et créations intellectuelles. Dans le contexte numérique, il s’agit du  :

  • Droit d’auteur : le droit d’auteur protège les œuvres originales comme les logiciels, les sites web, les bases de données, oeuvres musicales, etc.
  • Droit des brevets : le brevet protège les inventions techniques, comme de nouveaux procédés ou technologies utilisées dans les produits numériques.
  • Droit des marques : la marque sert à protéger l’identité d’une entreprise, notamment ses logos, noms de domaine et éléments visuels associés à ses produits et services.
  • Droit des dessins et modèles : les dessins et modèles protègent l’apparence visuelle des produits, ce qui peut être particulièrement pertinent dans le design de produits numériques, comme les interfaces utilisateur (UI) ou les applications mobiles.

 

Les enjeux de la propriété intellectuelle dans le numérique

Le numérique a introduit de nouveaux défis pour la protection de la propriété intellectuelle, en raison des partages en ligne et des copies facilitées des œuvres et des inventions. Les principaux enjeux :

  • Protection des créations numériques : Les œuvres numériques, comme les applications, les logiciels ou les contenus multimédias, peuvent être facilement copiées et diffusées sur internet. Il est essentiel de les protéger pour éviter la contrefaçon.
  • Respect des droits des tiers : Le plagiat numérique et l’usage non autorisé des œuvres de tiers(par exemple, en réutilisant des contenus sous licences Creative Commons) peuvent entraîner des litiges importants.
      • Les brevets et innovations technologiques : les brevets logiciels sont un sujet de débat dans l’industrie numérique, notamment sur la manière de protéger les nouvelles technologies sans bloquer l’innovation. Les entreprises doivent conjuguer l’objectif de protection de leurs inventions avec le respect des droits des tiers. 
  • Les noms de domaine : le naming sur internet est un enjeu majeur. Les marques et noms de domaine peuvent être facilement utilisés de manière non autorisée, créant des risques pour les entreprises en termes de réputation et de confusion des consommateurs.

 

Les principaux outils de protection dans le numérique

La propriété intellectuelle permet de protéger les actifs immatériels d’une entreprise dans le monde numérique. Voici les principales formes de protection :

  1. Droits d’auteur :
    • En Europe, les œuvres numériques sont protégées par le droit d’auteur dès leur création. Cela comprend les logiciels, les sites web, et les contenus numériques. Le droit d’auteur confère des droits exclusifs à l’auteur sur la reproduction, la distribution, la représentation et la modification de l’œuvre.
    • Exemple : un créateur de site web a droit à la protection de la mise en page, du code source et du contenu textuel de son site.
  1. Brevets :
    • Les brevets peuvent protéger les inventions techniques dans le domaine numérique, comme les algorithmes, les procédés de fabrication ou les composants électroniques.
    • Exemple : une nouvelle technologie d’optimisation de moteur de recherche peut être protégée par un brevet.
  1. Marques :
    • Les marques sont essentielles pour protéger l’identité de votre entreprise numérique. Cela inclut le nom de domaine, le logo et tout élément distinctif associé à votre produit ou service.
    • Exemple : Le nom d’un service en ligne ou le logo d’une application mobile peut être protégé en tant que marque.
  1. Dessins et Modèles :
    • Les dessins et modèles protègent l’apparence esthétique des produits numériques, qu’il s’agisse de l’interface utilisateur (UI) d’une application ou du design d’un produit connecté.
    • Exemple : l’apparence d’un smartphone ou d’une application mobile peut être protégée en tant que dessin ou modèle.

 

Les risques de contrefaçon dans le numérique

Le numérique rend la contrefaçon plus accessible, avec des risques de copie et de distribution non autorisée des créations. La contrefaçon peut concerner :

  • Les logiciels : la copie illégale ou l’utilisation de logiciels piratés est une violation courante des droits de propriété intellectuelle dans le numérique.
  • Les œuvres multimédias : les films, musiques, images et vidéos peuvent être facilement piratés et redistribués en ligne sans le consentement des détenteurs des droits.
  • Les marques : l’utilisation non autorisée d’un nom de domaine similaire à une marque déposée peut entraîner une confusion chez les consommateurs et des atteintes à la réputation de la marque.

 

Comment protéger votre propriété intellectuelle dans le numérique ?
  1. Enregistrer vos droits : déposez vos brevets, marques et dessins auprès des autorités compétentes comme l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) pour obtenir une protection légale.
  2. Utilisez des contrats : rédigez des contrats de licence, des contrats de confidentialité et des CGU (Conditions Générales d’Utilisation) pour encadrer l’utilisation de vos œuvres numériques.
  3. Surveillez la contrefaçon : mettez en place une veille juridique pour détecter et réagir rapidement aux actes de contrefaçon sur internet.
Comment un avocat en propriété intellectuelle peut vous aider ?

Un avocat en propriété intellectuelle peut vous accompagner pour :

  • Rédiger des contrats de licence, de confidentialité et des CGU.
  • Déposer des brevets (en partenariat avec un conseil en propriété industrielle), des marques et des dessins pour protéger vos créations numériques.
  • Gérer la contrefaçon de vos créations en ligne et mettre en place des actions en justice contre les contrefacteurs.
  • Vous conseiller sur la gestion des droits numériques et la protection des innovations dans un environnement en constante évolution.

Les contrats numériques 

Les contrats numériques représentent un aspect fondamental des transactions modernes dans un environnement de plus en plus digitalisé. De la signature électronique aux conditions générales d’utilisation (CGU), les contrats numériques sont essentiels pour encadrer les relations commerciales et juridiques dans le monde virtuel. Cette rubrique explore les principaux enjeux juridiques, les types de contrats et les bonnes pratiques à suivre pour sécuriser les relations contractuelles dans le domaine numérique.

1. Les types de contrats numériques

  • Contrats de vente en ligne (CGV) : les contrats qui régissent les transactions commerciales du commerce en ligne. Ces contrats définissent les conditions de vente, les modalités de paiement, de livraison, et de retour des produits ou services.
  • Contrats de licence de logiciels : ces contrats régissant les conditions d’utilisation d’un logiciel par les utilisateurs professionnels ou consommateurs. 
  • Contrats de services numériques : contrats entre une entreprise et un fournisseur de services numériques. Il s’agit notamment de contrats des services cloud, des services de stockage de données, ou des abonnements à des logiciels en ligne.
  • Conditions Générales d’Utilisation (CGU) : les documents qui définissent les règles régissant l’accès et l’utilisation d’un service ou produit numérique, comme les plateformes en ligne, les réseaux sociaux ou les applications mobiles.
  • Contrats de sous-traitance numérique : accords entre entreprises et sous-traitants pour le développement de solutions numériques, la gestion des données ou la maintenance des infrastructures informatiques.

2. La signature électronique et la validité des contrats

La signature électronique est devenue un moyen incontournable pour valider les accords et contrats dans l’espace numérique. Contrairement à la signature manuscrite, la signature électronique permet une validation rapide et sécurisée des documents contractuels, respectant les normes légales comme le règlement eIDAS (UE) et la législation nationale.

  • Types de signatures électroniques : simple, avancée, ou qualifiée, en fonction de la sécurité et de la vérification des identités.
  • Validité juridique : les contrats signés électroniquement ont la même valeur juridique que ceux signés manuellement, à condition que certaines conditions de sécurité et d’identification soient respectées.

3. Risques et enjeux juridiques des contrats numériques

Les contrats numériques présentent des risques spécifiques, notamment en matière de protection des données personnelles, de responsabilité vis à vie du consommateur ou utilisateur, et de validité juridique. Il est essentiel de comprendre les implications suivantes :

  • Sécurisation des données : assurer que les données personnelles et les informations sensibles contenues dans les contrats numériques sont protégées conformément au RGPD et aux lois locales sur la confidentialité des données.
  • Clause de résiliation et de force majeure : les conditions permettant de résilier un contrat numérique, notamment en cas de défaillance technique, de piratage ou de modification des conditions d’utilisation d’une plateforme.
  • Dispositions de résolution des conflits : l’importance de prévoir des clauses de médiation ou d’arbitrage dans les contrats numériques, en raison de la complexité des litiges pouvant survenir, surtout en cas de transaction internationale.

4. Meilleures pratiques pour rédiger un contrat numérique

  • Clarté et transparence : les CGU et autres contrats numériques doivent être rédigés de manière claire et accessible. Évitez les termes juridiques complexes et assurez-vous que toutes les parties comprennent les obligations et les droits associés.
  • Conformité juridique : assurez-vous que tous les contrats numériques respectent les réglementations locales et internationales. Par exemple : 
    • Le RGPD pour les contrats impliquant la collecte de données personnelles des utilisateurs européens
    • Le PIPEDA – Personal Information Protection and Electronic Documents Act au Canada,
    • Le CCPA – California Consumer Privacy Act
    • Clause de non-responsabilité et limitation de responsabilité : dans les contrats numériques, il est essentiel d’insérer des clauses qui définissent les responsabilités de chaque partie, particulièrement en cas de défaillance du service ou d’un incident de sécurité.
Comment un avocat en droit du numérique peut vous aider ?

Un avocat en droit numérique peut vous accompagner dans :

  • La rédaction et la négociation de contrats numériques en vous garantissant qu’ils respectent les lois en vigueur.
  • La vérification de la validité juridique de vos signatures électroniques et de vos contrats.
  • La gestion des risques associés aux contrats numériques, en particulier les questions de responsabilité, de confidentialité des données et de respect de la propriété intellectuelle.
  • Le détection de clauses abusives et la garantie que les contrats sont équilibrés pour éviter les litiges futurs.
Conclusion : assurer la sécurisation de vos relations contractuelles Numériques

Les contrats numériques sont essentiels dans un environnement commercial de plus en plus digitalisé. Que ce soit pour la vente de biens et services en ligne, les licences de logiciels ou les conditions d’utilisation des plateformes numériques, il est primordial de sécuriser ces accords pour garantir leur validité juridique et leur efficacité. Un accompagnement juridique d’un avocat en droit du numérique vous permettra de rédiger des contrats conformes et sécurisés, tout en réduisant les risques associés aux transactions numériques.

La régulation des plateformes numériques

Les plateformes numériques jouent un rôle central dans l’économie numérique. De l’e-commerce aux réseaux sociaux, en passant par les services de streaming ou les marketplaces, elles facilitent les échanges, la vente de biens et services, ainsi que l’interaction entre utilisateurs. Cependant, leur fonctionnement soulève des questions juridiques complexes, notamment en matière de responsabilité, de protection des données et de régulation des contenus. Cette fiche pratique décrypte les principales problématiques liées à la régulation des plateformes numériques et à leurs obligations légales.

Qu’est-ce qu’une plateforme numérique ?

Une plateforme numérique désigne un site ou une application qui facilite l’interaction entre utilisateurs et/ou fournisseurs de services. Elle offre généralement des outils pour permettre la création de contenus, des échanges commerciaux ou la fourniture de services. Parmi les plateformes les plus courantes, on trouve :

  • E-commerce : Amazon, eBay, Shopify
  • Réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn
  • Services de streaming : YouTube, Netflix, Spotify
  • Marketplaces : Etsy, Alibaba
  • Services de partage : Uber, Airbnb
La Régulation des Plateformes Numériques

Les plateformes numériques sont soumises à un cadre juridique spécifique qui varie selon leur modèle et leur secteur d’activité. En Europe, plusieurs réglementations récentes ont eu un impact significatif sur la manière dont ces plateformes opèrent :

  1. Le Digital Services Act (DSA) :

Le DSA vise à réguler les contenus illicites sur les plateformes numériques, en imposant des obligations de modération et de transparence. Le DSA impose aux  plateformes de plus de 45 millions d’utilisateurs de prendre des mesures contre les contenus haineux ou frauduleux, de notifier les autorités compétentes et de mettre en place des mécanismes pour retirer les contenus illégaux dans les plus brefs délais.

  1. Le Digital Markets Act (DMA) :

Le DMA s’attaque aux pratiques anticoncurrentielles des plateformes dominantes, en imposant des restrictions sur les pratiques de verrouillage ou les abus de position dominante (par exemple, favoriser ses propres services au détriment des autres).

Le DMA vise à créer un marché numérique plus équitable en imposant des règles strictes sur la gestion des données et l’accès aux services des plateformes dominantes.

Les obligations des plateformes numériques

Les plateformes numériques ont des obligations légales spécifiques pour garantir la sécurité des utilisateurs, la protection des données personnelles et le respect de la concurrence :

  • Responsabilité des contenus : selon le modèle de la plateforme, elle peut être tenue responsable des contenus qu’elle héberge. Par exemple, les fournisseurs de services de partage comme YouTube sont responsables de la modération des contenus qu’ils hébergent. 
  • Protection des données personnelles : en vertu du RGPD, les plateformes numériques doivent garantir la protection des données personnelles des utilisateurs, leur fournir des informations claires sur la manière dont leurs données sont collectées et utilisées, et leur permettre d’exercer leurs droits (accès, rectification, suppression, etc.).
  • Transparence des algorithmes : les plateformes utilisant des algorithmes pour la recommandation de contenus ou la gestion des publicités doivent garantir une certaine transparence et permettre aux utilisateurs de comprendre comment leurs données sont utilisées.
 La responsabilité des plateformes numériques 

Les plateformes numériques peuvent être tenues responsables pour ; 

  1. Diffusion de contenus illicites : si une plateforme ne retire pas promptement des contenus illicites, comme des discours haineux, des vidéos de propagande ou de la vente de produits contrefaisants, elle peut être condamnée à des amendes. 
  2. Abus de position dominante : une plateforme qui abuse de sa position dominante (ex : favoriser ses propres services) peut être poursuivie pour pratiques anticoncurrentielles en vertu du DMA.
  3. Violation des droits des consommateurs : en cas de pratiques commerciales trompeuses ou de défaut d’information, les plateformes peuvent être poursuivies par des consommateurs ou des organismes de régulation pour manquement à leurs obligations.
Comment les plateformes peuvent protéger leurs utilisateurs ?

Pour se conformer aux lois et régulations, les plateformes numériques doivent mettre en place plusieurs actions de conformité :

  1. Mise en place de processus de modération : les plateformes doivent développer des outils efficaces de modération des contenus et mettre en œuvre une politique de retrait rapide des contenus illicites ou nuisibles.
  2. Garantir la transparence des algorithmes : fournir des informations claires sur l’utilisation des algorithmes de recommandation et la publicité ciblée, afin de renforcer la confiance des utilisateurs.
  3. Renforcer la sécurité des données personnelles : adopter des mesures techniques et organisationnelles pour protéger les données des utilisateurs, conformément aux exigences du RGPD.
  4. Réaliser des audits réguliers : effectuer des audits internes réguliers pour s’assurer que la plateforme respecte la réglementation en vigueur (RGPD, DSA, DMA) et maintenir une veille juridique active.

 

Comment un avocat en droit du numérique peut accompagner les plateformes numériques?

Un avocat en droit numérique peut aider les plateformes à dresser une cartographie des risques  juridiques afin de sécuriser leurs activités.  

Un avocat en droit du numérique peut vous accompagner pour :

  • Assurer la conformité avec les réglementations locales et européennes sur la protection des données, les contenus numériques et les pratiques concurrentielles.
  • Rédiger des contrats adaptés à votre modèle d’affaires (conditions générales d’utilisation, contrats de sous-traitance, partenariats, etc.).
  • Mettre en place une gestion des risques juridiques : gestion des litiges en cas de violation de données ou de contenus illicites, et coopérer avec les autorités compétentes.
  • Elaborer une politique de conformité avec le RGPD, le DSA et le DMA et la loi SREN en veillant à ce que vos pratiques respectent les droits des utilisateurs.
L’encadrement juridique du commerce électronique

Le commerce électronique (e-commerce) désigne l’achat et la vente de biens ou services par internet. Il a transformé les échanges commerciaux en facilitant l’accès à une clientèle mondiale. Cependant, cette évolution rapide entraîne de nombreux défis juridiques qu’il est essentiel de comprendre pour sécuriser les transactions en ligne, protéger les consommateurs et se conformer aux réglementations en vigueur. Cette fiche pratique vous guide à travers l’encadrement juridique du commerce électronique, en mettant l’accent sur les obligations des acteurs du e-commerce et les droits des consommateurs.

L’encadrement juridique du commerce électronique

Le commerce électronique est soumis à plusieurs législations qui régissent les transactions en ligne, la protection des données des utilisateurs, et la transparence des informations fournies. Les principaux textes législatifs sont :

La Directive sur le commerce électronique (2000/31/CE) :

    • Objectif : cette directive européenne établit des règles pour l’offre de services en ligne, en particulier pour les contrats électroniques, la responsabilité des prestataires de services, et la publicité en ligne. Elle vise à garantir un marché intérieur numérique tout en assurant la protection des utilisateurs.
    • Principales obligations : information sur l’identité du vendeur, conditions générales de vente, information sur le prix, et droit de rétractation pour les consommateurs.

 

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) :

    • Objectif : Le RGPD protège les données personnelles des utilisateurs, imposant des obligations strictes concernant la collecte, le traitement, et le stockage des données dans le cadre des transactions électroniques.
    • Principales obligations : consentement explicite des utilisateurs, droit d’accès, de rectification et de suppression des données personnelles, sécurisation des informations personnelles.

 

La Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique (LCEN) :

    • Objectif : la LCEN régit le commerce électronique en France. Elle impose des obligations sur la responsabilité des prestataires de services numériques, la régulation des contenus illicites, et la sécurisation des plateformes de paiement.
    • Principales obligations : identification des prestataires de services, gestion des contenus illicites, traçabilité des transactions, sécurité des paiements en ligne.

 

Les obligations des acteurs du commerce électronique

Les acteurs du commerce électronique, qu’il s’agisse de vendeurs en ligne ou de prestataires de services, doivent respecter plusieurs obligations légales :

  1. Identification du Vendeur :

Obligation : l’entreprise doit fournir une identification claire de ses coordonnées (nom, adresse, numéro de téléphone, e-mail) et son numéro d’enregistrement auprès des autorités compétentes (ex : numéro SIRET pour les entreprises en France).

  1. Informations sur le produit ou service :

Obligation : l’information fournie sur les produits ou services vendus doit être claire et détaillée, indication notamment des caractéristiques essentielles, les prix, les frais de livraison, ainsi que les modalités de paiement.

  1. Conditions Générales de Vente (CGV) :

Obligation : les CGV doivent être accessibles et acceptées par l’acheteur avant la finalisation de la commande. Elles doivent inclure des informations sur les droits de rétractation, les garanties, et les conditions de retour des produits.

  1. Sécurisation des Transactions :

Obligation : les plateformes de e-commerce doivent garantir la sécurisation des paiements en ligne par l’utilisation de technologies de chiffrement (SSL) pour protéger les données sensibles. 

  1. Droit de Rétractation :

Obligation : conformément au Code de la consommation, le consommateur dispose d’un délai de rétractation de 14 jours pour annuler un achat effectué en ligne sans avoir à justifier de motif, sauf exceptions prévues par la loi (produits périssables, produits personnalisés, etc.).

Les droits des consommateurs en E-commerce

Le droit des consommateurs dans le cadre du commerce électronique est fortement protégé, notamment par les législations européennes et nationales :

  1. Droit à l’Information :

Obligation pour le vendeur de fournir des informations claires et précises sur les caractéristiques des produits ou services, ainsi que les prix, les frais de livraison, et les conditions de vente.

  1. Droit de Rétractation :

Droit pour le consommateur de se rétracter dans un délai de 14 jours après la réception des biens sans justification et sans pénalité. Le consommateur peut demander un remboursement complet dans ce cas.

  1. Garantie légale de conformité :

Le consommateur bénéficie d’une garantie légale de conformité de 2 ans à compter de la livraison du produit. Si le produit est défectueux, le vendeur doit réparer ou remplacer l’article sans frais pour le consommateur.

  1. Protection des Données Personnelles :

Les données personnelles des consommateurs doivent être protégées et traitées conformément au RGPD. Le consommateur a le droit de consulter, corriger et supprimer ses données personnelles à tout moment.

La Responsabilité des plateformes de commerce électronique

Les plateformes de commerce électronique bénéficient,  selon leur activité, du statut d’hébergeurs ou de fournisseurs de services. Selon la réglementation, leur responsabilité varie en fonction de leur statut :

  1. Exemption de responsabilité des hébergeurs (Directive sur le commerce électronique) :

Condition : les plateformes qui agissent en tant qu’hébergeurs (comme Amazon ou eBay) ne sont pas responsables des contenus publiés par leurs utilisateurs, à condition qu’elles ne jouent qu’un rôle de médiation et qu’elles retirent rapidement les contenus illicites lorsqu’elles en sont informées.

  1. Responsabilité des prestataires de services :

Condition : si la plateforme est également un prestataire de service, elle peut être tenue responsable des produits ou services qu’elle propose et des actions des vendeurs qui l’utilisent.

5. Comment se conformer au cadre juridique du commerce électronique ?

Pour se conformer au cadre juridique du commerce électronique, les entreprises doivent :

  1. Mettre en place des CGV claires et respecter les droits des consommateurs (droit de rétractation, garanties).
  2. Sécuriser les paiements et la protection des données personnelles.
  3. Fournir des informations transparentes sur les produits, services et frais de livraison.
  4. Effectuer une veille juridique régulière pour rester conforme aux évolutions des réglementations (comme le RGPD, DSA, etc.).
  5. Former les équipes pour garantir la gestion des données personnelles et la conformité légale des pratiques commerciales.

 

Pourquoi faire appel à un avocat en droit du numérique ?

Un avocat en droit du numérique joue un rôle clé pour aider les professionnels du commerce électronique à maîtriser le cadre juridique complexe qui régit ce secteur. Il peut apporter un soutien stratégique pour garantir la conformité légale de votre entreprise, protéger vos données personnelles et vos droits de propriété intellectuelle, et gérer les risques juridiques associés aux transactions en ligne. 

Voici comment un avocat en droit du numérique peut vous accompagner :

  1. Rédaction et révision des conditions générales de vente (CGV) :

Un avocat peut rédiger ou réviser vos conditions générales de vente pour s’assurer qu’elles respectent les exigences légales, notamment en matière de droit de rétractation, garantie des produits et responsabilité des parties.

  1. Conformité au RGPD :

Un avocat en protection des données personnelles peut vous aider à mettre en place des politiques conformes au RGPD, notamment en matière de collecte, de traitement et de stockage des données personnelles des utilisateurs. Il vous conseille également sur la gestion des consentements et la sécurisation des données.

  1. Gestion des litiges :

En cas de litige avec un consommateur ou un partenaire commercial, l’avocat peut vous représenter dans les procédures judiciaires et vous conseiller sur la résolution amiable des conflits. Il peut aussi gérer les réclamations liées à des pratiques commerciales trompeuses ou à des violations des droits des consommateurs.

  1. Propriété Intellectuelle :

Un avocat peut vous aider à protéger vos marques, brevets, logiciels et autres actifs immatériels dans l’univers numérique, en déposant des brevets ou en rédigeant des contrats de licence pour sécuriser vos créations.

  1. Veille juridique et démarche continue de la conformité :

L’environnement juridique du commerce électronique évolue constamment, avec des réformes comme le DSA et le DMA. Un avocat en droit numérique peut assurer une veille juridique continue pour vous informer sur les nouvelles régulations et vous conseiller sur la mise à jour de vos pratiques afin de rester conforme.

  1. Conseil sur la responsabilité des plateformes :

En tant que plateforme de commerce électronique, vous pouvez être exposé à des risques juridiques liés à la modération des contenus ou aux pratiques anticoncurrentielles. Un avocat en droit du numérique peut vous aider à comprendre vos obligations juridiques et à adopter des mesures adaptées pour limiter les risques.

 

La cybersécurité

La cybersécurité est un enjeu majeur pour les entreprises de toutes tailles, face aux risques croissants liés aux attaques informatiques, à la fraude numérique et aux violations de données. Elle implique la mise en place de mesures techniques et organisationnelles pour protéger les systèmes d’information, les données sensibles et la continuité des activités. Cependant, la cybersécurité n’est pas seulement une question technique, elle relève également du droit, avec un cadre juridique en constante évolutions et des obligations légales de plus en plus renforcées. Cette fiche pratique décrypte les principaux aspects juridiques de la cybersécurité et le rôle de l’avocat en cybersécurité pour assurer la conformité et la gestion des risques juridiques.

Qu’est-ce que la cybersécurité ?

La cybersécurité désigne l’ensemble des pratiques et des technologies utilisées pour protéger les systèmes d’information, les réseaux informatiques, et les données contre les menaces numériques, telles que les attaques de hackers, les malwares, le phishing, ou encore les ransomwares. Les entreprises doivent mettre en place des solutions de cybersécurité pour se protéger contre la perte de données, l’intrusion dans leurs systèmes et les interruptions de service.

Les enjeux juridiques de la cybersécurité

La cybersécurité n’est pas uniquement une question technique, elle est également encadrée par des règles juridiques qui imposent aux entreprises des obligations de protection des données et de gestion des incidents de sécurité. 

Voici les principaux enjeux juridiques :

  • Protection des données personnelles (article 32 du RGPD) : le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose aux entreprises de garantir la sécurité des données personnelles qu’elles collectent et traitent. Toute violation de sécurité affectant les données personnelles doit être signalée aux autorités compétentes et aux personnes concernées dans un délai de 72 heures.
  • Loi de Programmation Militaire (LPM) et NIS 2 :en France, la Loi de Programmation Militaire (LPM) impose aux opérateurs de services essentiels (OSE) et aux opérateurs d’importance vitale (OIV) de renforcer leur sécurité informatique. De même, la directive NIS 2 de l’Union Européenne impose des obligations de cybersécurité plus strictes pour les entreprises opérant dans des secteurs critiques. 
  • Responsabilité des entreprises : les entreprises peuvent être tenues responsables en cas de violation de la cybersécurité, notamment en cas de fuite de données ou d’interruption de service. Les sanctions peuvent être lourdes, allant de sanctions financières à des dommages-intérêts en cas de préjudice causé à des tiers.
  • Obligations de notification des incidents de sécurité : les entreprises doivent être en mesure de notifier rapidement toute violation de la sécurité des systèmes d’information, conformément aux obligations légales. Cette notification doit inclure les mesures prises pour remédier à l’incident.
Obligations des entreprises en matière de cybersécurité

Les entreprises ont des obligations légales de mettre en œuvre des mesures de sécurité pour protéger leurs systèmes d’information et garantir la confidentialité, l’intégrité, et la disponibilité des données. Parmi les principales obligations :

  • Sécurisation des systèmes d’information : mettre en place des mécanismes de protection tels que des pare-feu, des mots de passe forts, des systèmes de cryptage, et des antivirus pour protéger les données contre les menaces externes et internes.
  • Formation des employés : former les salariés à la cybersécurité afin de les sensibiliser aux risques numériques, comme le phishing, et aux bonnes pratiques en matière de sécurité informatique.
  • Gestion des accès et des droits : limiter l’accès aux données et systèmes critiques en fonction des rôles des employés, et mettre en place une gestion des accès appropriée pour éviter les fuites de données.
  • Préparation aux Incidents de Sécurité : élaborer un plan de réponse aux incidents de cybersécurité pour limiter l’impact des attaques et restaurer les services aussi rapidement que possible.
  • Prise en compte du caractère systémique des risques cyber : en plus des risques individuels liés à la sécurité des systèmes et des données, les entreprises doivent aussi être conscientes des risques systémiques qui peuvent affecter l’ensemble d’un secteur ou d’un système économique plus large. Les risques systémiques en cybersécurité font référence aux interconnexions et à la dépendance entre les acteurs du marché, où un incident majeur de cybersécurité peut provoquer un effet domino à grande échelle.
    • Exemples de risques systémiques :
      • Une attaque de ransomware touchant une entreprise majeure dans un secteur clé (par exemple, l’énergie ou la finance) peut perturber l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
      • Un piratage massif de données dans une entreprise de services cloud peut affecter des milliers d’autres entreprises qui dépendent de cette infrastructure pour gérer leurs informations sensibles.
    • Impact des risques systémiques :
      • Ces incidents peuvent provoquer des perturbations économiques à grande échelle, affecter la confiance des consommateurs, et créer une instabilité dans des secteurs essentiels.
      • La gestion des risques systémiques en cybersécurité nécessite des approches de résilience organisationnelle et une coopération accrue entre les acteurs du marché et les autorités publiques pour minimiser les effets d’une crise.

 

Comment les entreprises peuvent gérer les risques systémiques en cybersécurité ?

La gestion des risques systémiques nécessite une approche proactive et collective, impliquant des mesures de sécurité renforcées et une planification pour faire face aux crises. Voici quelques bonnes pratiques :

  • Mise en place de protocoles de réponse aux incidents : les entreprises doivent développer des plans de continuité des affaires pour répondre efficacement aux incidents de cybersécurité et limiter leur impact sur l’ensemble de l’écosystème.
  • Collaboration avec les autorités de régulation : travailler en étroite collaboration avec les autorités de régulation, telles que l’ANSSI en France, pour renforcer les capacités de détection et de réponse aux cybermenaces à l’échelle des secteurs.
  • Surveillance des dépendances et des chaînes d’approvisionnement : les entreprises doivent cartographier et surveiller les relations commerciales et les fournisseurs tiers pour identifier les points faibles susceptibles de créer des vulnérabilités systémiques.

 

Les sanctions en cas de non-conformité

Les entreprises qui ne respectent pas les obligations de cybersécurité s’exposent à des sanctions sévères, notamment :

  • Amendes Administratives : les amendes peuvent être élevées en cas de non-respect des obligations de cybersécurité, notamment en vertu du RGPD, où elles peuvent atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel mondial.
  • Responsabilité en cas de dommage : si un incident de cybersécurité affecte des tiers (par exemple, un client ou un partenaire commercial), l’entreprise peut être tenue responsable des dommages et condamnée à payer des dommages-intérêts.
  • Impact négatif sur la réputation de l’entreprise : une violation de sécurité peut nuire à la réputation de l’entreprise, entraînant une perte de confiance des clients et partenaires et un impact négatif sur les activités commerciales.

 

Comment un avocat en droit de la cybersécurité peut aider les entreprises ?

Un avocat en droit de la cybersécurité joue un rôle crucial dans la gestion des risques juridiques associés à la cybersécurité, en particulier en ce qui concerne les risques systémiques. 

Voici comment un avocat peut vous aider :

  • Conseil sur les obligations  : un avocat en droit de la cybersécurité peut vous aider à mettre en place des politiques conformes au RGPD, à la LPM, à la NIS 2 et au Règlement DORA, en vous assurant que vos pratiques de sécurité respectent les exigences légales.
  • Rédaction de contrats de cybersécurité : l’avocat peut rédiger des contrats de sécurité avec les partenaires commerciaux et les fournisseurs, en incluant des clauses de responsabilité et des obligations de notification des incidents.
  • Gestion des incidents de sécurité : en cas de violation de sécurité, l’avocat en droit de la cybersécurité intervient pour gérer les notifications légales, la communication avec les autorités compétentes, et la gestion des litiges liés aux conséquences de l’incident.
  • Anticipation des risques systémiques : l’avocat en droit de la cybersécurité peut accompagner votre entreprise dans l’identification des risques systémiques, en vous conseillant sur la gestion des dépendances tierces, et en vous aidant à élaborer des plans de gestion de crise en cas d’incident affectant plusieurs parties prenantes.
  • Sécurisation des reelations avec les fournisseurs tiers et gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement: le règlement DORA impose une attention particulière aux fournisseurs tiers, notamment ceux qui fournissent des services cloud ou des solutions technologiques essentielles à l’activité de l’entreprise. L’avocat en droit de la cybersécurité joue un rôle essentiel dans la gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement numérique :
  • Évaluation des contrats avec les fournisseurs tiers : l’avocat en droit de la cybersécurité examine les contrats avec les fournisseurs et partenaires pour s’assurer qu’ils respectent les exigences de cybersécurité imposées par le règlement DORA. Il veille à ce que des clauses de sécurité et des obligations de notification d’incidents soient clairement définies.
  • Rédaction des clauses contractuelles : l’avocat en droit de la cybersécurité veille à inclure des clauses spécifiques de cybersécurité dans les contrats de sous-traitance, en particulier pour les services cloud ou les solutions informatiques critiques, afin d’assurer que les fournisseurs respectent les normes de sécurité et participent activement à la gestion des risques.

 

Conclusion : la cybersécurité, un enjeu crucial pour les entreprises

La cybersécurité est un enjeu stratégique et juridique majeur pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Se conformer aux exigences légales en matière de cybersécurité et de protection des données est essentiel pour éviter des risques financiers, réputationnels et juridiques. Un avocat en droit de la cybersécurité peut vous accompagner dans la mise en place de pratiques sécurisées et vous aider à gérer les incidents de manière efficace, tout en garantissant la conformité à la réglementation.

Le droit de la cybercriminalité

Le droit de la cybercriminalité désigne l’ensemble des règles juridiques qui encadrent les infractions commises à l’encontre ou par l’intermédiaire des technologies numériques. Avec l’essor du numérique et de l’internet, de nouvelles formes de criminalité ont émergé, nécessitant un cadre légal spécifique pour lutter contre les attaques informatiques, les fraudes en ligne, le hacking, la diffusion de contenus illégaux, et bien d’autres délits commis dans l’espace numérique. Cette fiche pratique décrypte les principaux aspects du droit de la cybercriminalité et le rôle clé de l’avocat en cybercriminalité pour sécuriser vos activités en ligne et défendre vos intérêts.

Qu’est-ce que la cybercriminalité ?

La cybercriminalité fait référence à l’ensemble des crimes qui sont commis sur internet ou qui impliquent l’utilisation de technologies numériques pour réaliser des actes criminels. Elle couvre une large gamme d’infractions, allant des attaques informatiques aux fraudes électroniques, en passant par la violation de données, la propagation de logiciels malveillants, et la distribution de contenus illicites. 

Les principales catégories de cybercriminalité comprennent :

  • Les attaques informatiques (hacking, DDoS)
  • Le phishing et les fraudes en ligne
  • Les cyber-escroqueries (exploitation financière en ligne)
  • Le cyber-harcèlement et les menaces en ligne
  • La diffusion de contenus illégaux (pornographie infantile, discours de haine)
  • Le vol de données personnelles et de propriété intellectuelle

 

Le cadre législatif de la cybercriminalité

Un cadre juridique a été adopté à l’échelle nationale et internationale pour lutter contre la cybercriminalité, avec des règles spécifiques qui régissent les infractions informatiques et la protection des données :

  • La convention de Budapest sur la cybercriminalité :

Il s’agit du premier traité international visant à lutter contre la cybercriminalité. Elle couvre les infractions pénales liées aux systèmes informatiques.  Elle prévoit des obligations à la charge des Etats qui l’ont ratifiée avec comme objectif de parvenir à une harmonisation des législations entre les États membres.

  • Le code pénal et le code de la propriété intellectuelle :

Ces codes incluent des dispositions spécifiques pour lutter contre le piratage informatique, le vol de données, et les atteintes à la propriété intellectuelle. Les peines encourues pour ces crimes varient en fonction de la gravité des actes commis, allant de sanctions pécuniaires à des peines de prison.

  • Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) :

Le RGPD impose aux entreprises des obligations strictes en matière de sécurisation des données et de notification des violations de données. Toute fuite de données personnelles peut entraîner des sanctions sévères pour les responsables du traitement et les sous-traitants.

Typologie des infractions en cybercriminalité

Le droit de la cybercriminalité couvre une large gamme d’infractions liées aux technologies numériques :

  • Accès Illégal aux systèmes d’information (Hacking) :
    • Les attaques informatiques visent à pirater des systèmes pour y accéder sans autorisation, souvent dans le but de voler des données ou de perturber les services.
    • Exemple : une intrusion dans un serveur pour voler des informations personnelles ou bancaires.
  • Fraude en ligne (Phishing, fraude à la carte bancaire) :
    • Le phishing est une technique utilisée pour tromper les utilisateurs afin d’obtenir des informations sensibles telles que des mots de passe, numéros de cartes bancaires, etc.
    • Exemple : Un e-mail frauduleux semblant provenir de votre banque, incitant à fournir des informations personnelles.
  • Atteintes à la propriété intellectuelle (contrefaçon de logiciels, piratage de contenus) :
    • Les actes de contrefaçon numérique concernent la copie illégale de logiciels, bases de données, films, musiques ou autres œuvres protégées.
    • Exemple : le téléchargement illégal de films ou la piraterie de logiciels.
  • Diffusion de contenus illicites (Haine, Pornographie Infantile) :
    • La diffusion de contenus interdits sur internet est un autre aspect de la cybercriminalité. Il s’agit notamment de la propagation de discours haineux ou de contenus pédopornographiques.
    • Exemple : la diffusion de vidéos de haine ou de contenus violents via les réseaux sociaux.
  • Cyber-extorsion et ransomware :
    • Les ransomwares sont des malwares qui cryptent les fichiers d’une victime et exigent une rançon pour les déchiffrer.
    • Exemple : une attaque informatique où l’organisation se voit exiger de l’argent pour récupérer l’accès à ses fichiers.

 

Le rôle de l’avocat en cybercriminalité

Un avocat en droit de la cybercriminalité joue un rôle essentiel dans la gestion des risques juridiques associés à la cybercriminalité, en particulier pour les entreprises et les victimes d’infractions numériques. Voici les principaux domaines d’intervention de l’avocat :

  • Conseil en prévention et sécurisation des données :

L’avocat aide les entreprises à mettre en place des politiques de sécurité des données, à définir des protocoles de cybersécurité, et à se conformer aux régulations sur la protection des données (RGPD, loi de programmation militaire).

  • Gestion des incidents de cybercriminalité :

En cas d’attaque ou de fraude en ligne, l’avocat assiste dans la gestion de l’incident, en s’assurant que toutes les mesures nécessaires sont prises pour limiter les conséquences juridiques :  notification de l’incident aux autorités compétentes, la gestion de la  communication de crise et le dépôt de plainte.

  • Représentation légale dans les litiges et poursuites :

L’avocat en droit de la cybercriminalité représente les victimes de cyberattaques ou d’escroqueries numériques devant les juridictions compétentes.

  • Rédaction de contrats de sécurité Informatique :

L’avocat peut aider à la rédaction de contrats relatifs à la protection des données et des infrastructures informatiques, en s’assurant que les clause de responsabilité et les obligations de sécurisation des systèmes sont respectées.

  • Veille juridique et conformité :

L’avocat veille à ce que l’entreprise respecte  les obligations relatives à la protection des données, à la cybersécurité et aux violations de droits d’auteur, tout en anticipant les évolutions législatives.

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