Catégorie : Plateformes et services numériques

Les dark patterns

Ces manipulations invisibles qui influencent vos choix en ligne Que sont les dark patterns ? Les dark patterns désignent des interfaces numériques (site, app, plateforme) volontairement conçues pour manipuler ou tromper l’utilisateur.Ces interfaces sont conçues de manière à vous inciter à faire quelque chose que vous n’auriez pas choisi librement : acheter, accepter des cookies, souscrire une option ou fournir des données personnelles. 💡 Concept formalisé en 2010 par Harry Brignull👀 De plus en plus répandus dans les interfaces de e-commerce, plateformes numériques, et réseaux sociaux Exemples de dark patterns 🟠 Consentement forcé : bouton « Tout accepter » très visible, « Refuser » ou « Paramétrer » en petit ou caché 🟡 Options ajoutées automatiquement au panier (assurance, accessoire…) 🔴 Faux compte à rebours ou « derniers exemplaires disponibles » 🟣 Désabonnement complexe : plusieurs étapes, lien caché 🟢 Notifications intrusives, impossibles à refuser sans quitter le site Ce que dit la loi 🇪🇺 Directive 2005/29/CE – Pratiques commerciales déloyales Cette directive s’applique à toute relation commerciale B2C, en ligne ou hors ligne. Elle distingue : ➡️ Les dark patterns peuvent combiner les deux.🔗 Résumé officiel de la directive – EUR-Lex 🇫🇷 Transposition dans le Code de la consommation : 🇪🇺 Autres textes européens : Pourquoi ces interfaces sont encadrées ? Les dark patterns : 💡 L’IA peut aggraver le phénomène : en personnalisant les dark patterns, en adaptant l’interface à votre profil psychologique ou comportemental. Quels sont vos droits ? Que faire si vous constatez ces pratiques ? Pour aller plus loin : ✅ En résumé Le droit protège le consommateur contre les interfaces trompeuses, mais l’efficacité dépend aussi de votre vigilance et de votre capacité à faire valoir vos droits. 🎯 Un bon design vous guide. Un dark pattern vous piège. Exigeons un numérique loyal.

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La loi SREN (Sécuriser et Réguler l’Espace Numérique) en France

La loi SREN a été promulguée le 24 mai 2024 en France dans le but de renforcer la protection des citoyens et des entreprises en ligne.  Voici les mesures phares à retenir :  Adaptation au droit européen La loi SREN adapte le droit français à deux règlements de l’Union européenne visant à réguler les acteurs du numérique : Le règlement sur les services numériques (DSA) Le règlement sur les marchés numériques (DMA)  Protection des mineurs Vérification d’âge sur les sites pornographiques : la loi SREN impose la mise en place de systèmes de vérification d’âge sur les sites pornographiques, sous peine de lourdes amendes et de blocage des site Retrait des contenus pédopornographiques : les hébergeurs doivent retirer dans les 24 heures les contenus pédopornographiques signalés par la police et la gendarmerie, sous peine d’un an de prison et 250 000 euros d’amende.   Lutte contre la cybercriminalité et la haine en ligne Filtre de cybersécurité : un filtre de cybersécurité est instauré pour protéger les citoyens contre les tentatives d’accès frauduleux à leurs coordonnées personnelles ou bancaires (les modalités de sa mise en œuvre seront précisées par décret). Sanctions pour diffusion de contenus haineux en ligne : une peine de bannissement des réseaux sociaux de six mois (voire un an en cas de récidive) peut être prononcée par le juge en cas de condamnation pour haine en ligne, cyber-harcèlement ou autres infractions graves.  Lutte contre les deepfakes L’utilisation d’hypertrucages ou “deepfake” pour attenter à la dignité des personnes est maintenant passible de 75 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement.  Réserve citoyenne du numérique Une réserve citoyenne du numérique sera créée pour permettre aux volontaires de s’engager civiquement dans l’espace numérique. Ajoutez votre titre ici

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DSA : entrée en vigueur, champ d’application et obligations des plateformes

Entrée en vigueur du Digital Services Act (DSA) Le Digital Services Act (DSA) est un règlement européen visant à réduire la diffusion de contenus illicites et préjudiciables et à instaurer davantage de transparence entre les plateformes en ligne et leurs utilisateurs. Le règlement (UE) 2022/2065 est entré en vigueur le 16 novembre 2022. Il s’applique à l’ensemble des services concernés depuis le 17 février 2024. Les très grandes plateformes et les très grands moteurs de recherche désignés en avril 2023 y étaient soumis plus tôt, à compter du 25 août 2023 (art. 92 et 93 du règlement). Champ d’application Le DSA s’applique à tous les intermédiaires en ligne qui fournissent des services dans l’Union européenne, tels que les hébergeurs, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les places de marché en ligne. Les obligations varient en fonction de la taille et de l’audience de ces plateformes. Obligations des plateformes Devoir de vigilance renforcé pour les très grandes plateformes Les très grandes plateformes doivent analyser les risques systémiques qu’elles engendrent et mettre en place des mesures pour les atténuer. Ces risques incluent la diffusion de contenus illégaux, les atteintes aux droits fondamentaux et les manipulations de services pouvant altérer les processus démocratiques et la sécurité publique. Contenu vérifié le 8 septembre 2026. Sur le même sujet : Plateformes et places de marché · Comprendre la responsabilité numérique

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